Je n'ai qu'une impulsion du moment en lien avec ce que je vis présentement; je ne comprend pas nécessairement les autres et les autres ne me comprennent pas toujours. Cette leçon de vie ne devrait pas exister ou du moins pas complètement, car je peux toujours me réajuster envers les autres tout dépendemment des sentiments que mes propos provoquent chez l'autre. Malheureusement, comment est-ce que deux personnes qui ressentent les émotions des autres peuvent-ils se comprendre puisqu'ils ne ressentent rien l'un envers l'autre si ce n'est la frustration de ne pas comprendre l'autre et la déception lorsque l'autre dit quelque chose de blessant.
Comment savoir si on blesse une personne lorsqu'on ne ressent pas les émotions des autres ? Il y a quelque temps, j'aurais répondu que cela n'avait pas d'importance, car personne n'a à ce soucier tout le temps des émotions des autres. Aujourd'hui, ... je dirais plutôt que c'est en regardant le visage de l'autre qu'on peut découvrir ce qu'elle ressent, qu'on peut découvrir beaucoup de chose d'ailleurs.
Rêverie ... bien que je ne ressent rien directement avec elle, il m'a quand même suffit de la regarder pour me rendre compte à quel point je suis un imbécile qui s'est planté royalement, c'est le cas de le dire. Je n'aurais pas dû insister autant sur son retour chez elle, mais je ne peux m'empêcher de penser que cela serait tellement mieux pour elle, en sécurité, avec sa famille, plutôt que d'être entourée d'inconnu, dans un environnement qui peut devenir hostile à n'importe quel moment. D'autant plus que l'une de ses raisons pour rester serait à cause de moi, parce que je serais seul et que j'ai besoin d'aide. Ces mots m'ont blessé ... bien que je serais seul, je me crois capable d'être en mesure de survivre quoi qu'il arrive. Disons que ma fierté en a pris un coup.
Cependant, je comprends le sens de ses paroles. Elle s'inquiète pour moi autant que je m'inquiète pour elle. J'espère tout simplement que sa confiance en moi augmentera tout comme la mienne envers elle.
Sinon, je n'ai qu'un seul commentaire pour cette organisation vampirique, c'est incroyable à quel point le tout est mal organisé. J'espère que lorsque nous retournerons au manoir, le chef des vampires aura réorganiser le tout.
samedi 23 avril 2011
samedi 9 avril 2011
Jour 38
Ah ! Les convenances, elles sont impitoyables parfois et pourtant si nécessaire dans un monde de guindés poudreux et habillés parfois comme des potiches. J'avoue que je suis relativement heureux d'être entouré, contre ma volonté profonde, de gens qui n'en font pas usage. Des deux mondes, j'admets préférer celui de ma race et non pas celle de mon rang. Un monde plus simple, plus proche de ce que l'on ressent ou de ce que l'on peut ressentir, un monde plus libre, plus expressif. Un monde qui n'est pas ponctué de règles strictes et qui possèdent un sens qui à quelques reprises m'échappe. Il est dommage que Rêverie ne puisse apprécier un tel monde pleinement. Elle semble mal à l'aise sans sa robe, que ce soit parce qu'il s'agit de mes vêtements qu'elle porte ou parce qu'elle n'a effectivement pas l'habitude de porter autre chose que des vêtements spatieux, ressemblant à un cage avec ses triples jupons en plus de la robe elle-même. Je me demande si elle aime bien voyager, bien que j'imagine qu'elle préférerais rentrer chez elle, un endroit sûr où elle ne risque pas de devenir folle à cause des abrutis autour de nous. Et je parle bien d'abrutis, une femme qui aime un homme, mais qui préfère ne pas le voir, ... où sont le désir, l'impatience d'être avec la personne et surtout l'honnêteté envers soi-même à l'intérieur de tout cela ? Sereya vit ses sentiments en les ignorant un peu trop souvent à mon goût à moins qu'elle ne les comprend pas elle-même. Les bons moments dans un vie peuvent être compté sur les doigts d'une seule main, alors pourquoi les gâcher ainsi ? Je pense aussi à Monsieur Aram qui semble dépassé par les évènements, qui cherche à se sortir d'un bourbier qui n'existe peut-être que dans sa tête. Cependant, ce que je comprends pas de lui, c'est pourquoi est-ce qu'il n'agit pas, en rien, il ne fait que suivre la cours des évènements, ses sentiments aussi d'ailleurs. Perturbé que lorsque la situation lui explose à la figure selon lui bien sûr, parce que cela pourrait bien être pire, mais il ne s'attend à rien de précis. Il suit tout simplement. Finalement, le dernier, Axel, lui aussi semble perdu, mais bien sûr pas de la même manière que Monsieur Aram. Il suit, car c'est dans sa nature, je crois, mais sa tête semble bien ailleurs, ses sentiments aussi. Est-il à sa place avec nous, je me le demande. Pour en revenir à Rêverie, le moins que je puisse faire pour améliorer son séjour parmi ce groupe hétéroclite, est d'essayer de lui faire mettre de côté momentanément ses principes inculqué même à ces convenances qui n'ont pas leur place dans cette quête. Je remercie la providence d'être né man-beast.
mardi 22 février 2011
Jour 23
Le compte à rebours à commencé il y a un certain temps, mais je sens que le prochain sera encore plus décisif. J'aurai alors 365 jours avant de savoir si je vais connaître la félicité d'une vie pleine de rebondissement avec tout le train-train quotidien ou alors connaître probablement une mort atroce. Enfin ce n'est pas que je l'espère, mais si elle ne l'est pas et que mes "empoisonneurs" n'ont pas songé à une fin tragique pour un prince à l'agonie et surtout bénéfique pour eux, alors je me demande jusqu'où leur intelligence pourra les mener dans la vie.
Sûrement pas très loin ...
De toute façon, pour l'instant j'en suis encore au choix difficile suivant: je prend mon médicament, qui est soit dit en passant du sang de vampire, ou je tente le risque de découvrir jusqu'où je peux encore rester vivant. Un choix difficile, très difficile, ... non sincèrement, j'admets que j'ai un peu de difficulté à choisir, surtout qu'on m'a explicitement expliqué que mon "traitement" peut ou ne pas comporter des risques secondaires, parce qu'un être vivant, c'est-à-dire avec un semblant de coeur qui bat, n'est pas supposé boirele sans d'un mort.
Un mort qui marche, j'admet volontier, mais il s'agit tout de même d'un mort.
Pour couronner le tout, en plus d'être face à mon dilemme. Je suis désormais seul. Seul dans une maison qui m'est inconnue, entouré d'inconnu, car je ne met pas automatique dans la catégorie "connaissance" les personnes avec qui j'ai partagé de si court moment, délectable, mais court.
Mais bien évidemment, tout va bien aller. Comment pourrait-il en être autrement ? Pour moi, je pense que ma définition que lorsque tout va mal est probablement plus profonde que celle des autres. Je sais pertinemment que je vais toujours m'en sortir, d'une manière ou d'une autre, dans un état ou un autre, alors quel que soit le résultat final, il ne me fait pas particulièrement peur.
J'admets tout simplement que j'aurais beaucoup apprécié que mon frère ou mon maître reste avec moi dans un environnement complètement nouveau. Mais bon, cela fait des années que j'ai vu mon frère que de manière épisodique et j'ai l'habitude des disparitions inattendues de mon maître, après tout, ce n'est pas comme si j'étais une personne si importante, non ?
Sûrement pas très loin ...
De toute façon, pour l'instant j'en suis encore au choix difficile suivant: je prend mon médicament, qui est soit dit en passant du sang de vampire, ou je tente le risque de découvrir jusqu'où je peux encore rester vivant. Un choix difficile, très difficile, ... non sincèrement, j'admets que j'ai un peu de difficulté à choisir, surtout qu'on m'a explicitement expliqué que mon "traitement" peut ou ne pas comporter des risques secondaires, parce qu'un être vivant, c'est-à-dire avec un semblant de coeur qui bat, n'est pas supposé boirele sans d'un mort.
Un mort qui marche, j'admet volontier, mais il s'agit tout de même d'un mort.
Pour couronner le tout, en plus d'être face à mon dilemme. Je suis désormais seul. Seul dans une maison qui m'est inconnue, entouré d'inconnu, car je ne met pas automatique dans la catégorie "connaissance" les personnes avec qui j'ai partagé de si court moment, délectable, mais court.
Mais bien évidemment, tout va bien aller. Comment pourrait-il en être autrement ? Pour moi, je pense que ma définition que lorsque tout va mal est probablement plus profonde que celle des autres. Je sais pertinemment que je vais toujours m'en sortir, d'une manière ou d'une autre, dans un état ou un autre, alors quel que soit le résultat final, il ne me fait pas particulièrement peur.
J'admets tout simplement que j'aurais beaucoup apprécié que mon frère ou mon maître reste avec moi dans un environnement complètement nouveau. Mais bon, cela fait des années que j'ai vu mon frère que de manière épisodique et j'ai l'habitude des disparitions inattendues de mon maître, après tout, ce n'est pas comme si j'étais une personne si importante, non ?
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